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Musée Matisse, Le Cateau-Cambrésis

Un musée dans un jardin

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Le parc Fénelon

Le parc du Palais Fénelon a été conçu à la fin du XVIIème siècle pour former une grande perspective devant le palais. Ce jardin organisé sur des plans ornementaux à la française et à l’anglaise fut un lieu inspirant où venait méditer Fénelon, homme d’église, théologien, pédagogue et écrivain des Aventures de Télémaque (1699).

Histoire du parc Fénelon

  • Construction du parc à la fin du XVIIème siècle par le célèbre paysagiste du château de Versailles, André Le Nôtre.
  • Aggrandissemement du parc dans le milieu du XVIIIème siècle avec un jardin romantique conçut par l'archevêque de Choiseul.
  • Acquisition du parc par la ville du Cateau-Cambrésis en 1882 qui devient un parc public.
  • Ouverture au public du parc Fénelon, le 12 janvier 1884.
  • Lors de la Première Guerre Mondiale, le parc sert d'arsenal aux Allemands pour les canons pris aux Anglais lors de la bataille de Cambrai en 1917, puis les Britanniques y établirent leur campement qui fut bombardé.
  • Remise en état du parc par la ville en 1920 et inauguration d'un mémorial au nom de ses Morts pour la France.
  • Acquisition du parc en 2009 et inscription à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques.

Une invitation à la contemplation

Le parc se compose de 175 arbres d’essences variées et de deux rangées de tilleuls tricentenaires. Ces individus magnifiques et grandioses datent pour beaucoup encore de l’époque de leur plantation. La pente naturelle d’est en ouest du terrain vers la rivière La Selle a été inversée dès sa création, pour obtenir un espace central de complète harmonie et d’équilibre. Deux talus ont été créés de part et d’autre d’une immense pelouse centrale de 1360 m². L’aile nord-ouest, ancienne orangerie du château, est devenue un marché couvert avant de constituer une partie nouvelle du musée ouverte sur une des deux allées de tilleuls.

En 1951, l’Etat dépose deux sculptures : Femme allongée de Marius Cladel datée de 1947 et Nu de Louis Dejean. Cette partie du jardin « à l’anglaise » invite à la contemplation alors que la partie « à la française » propose la déambulation. Ce parc avec ses majestueux tilleuls, hêtres pourpres, platanes, érables constitue un « cœur de nature » essentiel au développement de la préservation des ressources durable du Cambrésis (La Trame verte et bleue du Cambrésis). Dans le cadre de la sensibilisation à la biodiversité, un hôtel à insectes a été offert et installé par le centre thérapeutique de la ville.

Le parc Fénelon offre aux visiteurs une poursuite de déambulation harmonieuse et une aire de pique-nique bucolique pour une pause déjeuner en famille.

 

Carte blanche au sculpteur Frédéric Bouffandeau

Colorées, fraîches, vives, mes sculptures restent graphiques, elles ont parfois quelque chose d'ornemental. Il arrive que face à mes œuvres, nous imaginons éprouver une dynamique de la composition, parfois une dynamique de la décomposition. Je m’efforce de créer quelque chose de l’élan vital, d’une force centripète, toujours, qui tendent au déploiement des formes, des plans, des couleurs, des lignes.

Répétition et changement sont au centre de mon œuvre qui, rappelant la fragilité de l'existence, entre en résonance avec les lointains échos de la philosophie zen, avec l'idée d'un émerveillement constamment renouvelé. 

"L'apparente fragilité et modestie de papiers colorés sont le point de départ de mes recherches. Cette matière souple est source de peintures, volumes et mobiles. L'incision vive, déterminée et radicale du cutter dessine dans la couleur mes formes dansantes et légères, évocations lointaines de la nature."

Frédéric Bouffandeau

Frédéric Bouffandeau, La baleine, installation dans le parc Fénelon du musée Matisse, Le Cateau-Cambrésis.

Il y a des fleurs partout pour qui veut bien les voir
Henri Matisse
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